« En route vers demain ! »

Fête de la Réforme
dimanche 18 mai 2008
(3ème édition !)


Depuis 2006, L’Eglise protestante de Genève a fait de l’adoption de la Réforme (21 mai 1536) une véritable fête populaire à laquelle tous les Genevois sont conviés. A chaque édition, entre 3000 et 5000 personnes y participent. Pour sa troisième édition, elle met l’accent sur la jeune génération. A l’heure où les repères de notre société s’estompent, l’Eglise protestante propose ses valeurs pour aider les jeunes (et les parents) à s’y épanouir.



Principe : Un parcours de « Pt’it train » dans le cœur de la ville ancienne, conçu autour de 7 stations thématiques.

Horaire : Culte à Saint-Pierre à 9h30
Début de la « journée » : 10h30
Durée max. des ateliers : 30 min
Remise des prix du concours de dessin : 13h30
Célébration : 14h00
Fin de la journée : 15h30



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1ère station : Gare de la Liberté


Thème
« On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille... » Et son avenir, le choisit-on ? Ai-je le choix ou tous les choix de et dans mon existence ? D’autres ont-ils sur elle quelque influence ? Comment est-ce que je reconnais mon sort ? Celui d’autres que moi ?
Avec la Réforme s’institue une sorte de « Nouvelle famille chrétienne »… et l’on a aussi pu voir – dès les débuts du mouvement réformateur et au sein de mêmes familles de sang, des gens qui adhéraient aux valeurs évangéliques que la Réforme rappelait et d’autres qui choisissaient de ne pas y adhérer et demeuraient, au contraire, attachés à leur famille confessionnelle d’héritage et de tradition.

Animation
Jeu de l’oie géant, jeu de la vie.


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2e station : Gare du Progrès



Thème
On n'a rien inventé ! On a bientôt tout découvert ! Vous n’avez rien à m’apprendre !
Les êtres humains ne retombent-ils pas régulièrement dans les mêmes erreurs de jugements ?
Le progrès de la connaissance : la roue, les cultures et terre nouvelles, l’industrialisation, la mécanisation puis l’automatisation… que nous apprennent-ils sur nous-mêmes ?
Qu’est-ce que l’intelligence ? Que signifie « comprendre » ? Le progrès humain est-il et n’est-il que celui de ses découvertes nouvelles, de son « industrie » (pour parler comme au 16e siècle). Quelle force est capable réellement de pousser l’humanité en avant ? Quel souffle de compréhension de son monde ?

A la Réforme le monde s’était étendu, dans les esprits comme sur les cartes de géographie et l’humanité était découverte complexe, multiple.
Alors, en même temps que s’ouvrait l’immense champ de prospection humaine, était rappelé, avec les héritages Grecs transmis par les Arabes, le défi que Socrate avait lancé : « Connais-toi toi-même ! ».
A cette injonction philosophique, les Réformateurs répondaient, avec l’apôtre Paul : « Se connaître parfaitement, c’est se connaître ainsi que nous sommes connus … de Dieu ! ». (1 Cor 13,12).
Animation
Quiz de la connaissance et des découvertes.


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3e station : Gare de Confiance


Thème
La confiance, en moi, en l’autre ou conférée par d’autres…moteur d’une vision clarifiée de soi, d’une confiance en soi et en son avenir retrouvées.
Qu’est-ce que la confiance ? Croire que tout ira bien, qu’il n’y aura pas de problèmes, que plus de guerres, de famines ! De catastrophes ! Ou croire que même s’il y a des problèmes, des difficultés, il nous sera donné, en nous et par les autres, de pouvoir les traverser ?
La confiance est d’abord une réalité « quotidienne ». En famille, au travail, nos semblables, nous accordent (ou non) leur confiance. Même si l’image est parfois déformée, ils sont nos miroirs à nos propres yeux. Parce que -simplement et par définition- en société, nous ne vivons pas seuls !...

Les Réformateurs pensaient à la lumière de l’Evangile que chacun(e) faisait l’objet d’un appel, quelle qu’ait été sa condition socio familiale, ce qui sera apparu comme une espèce de pré-Révolution en leur temps, où seuls les nobles (de naissance, d’extraction familiale) jouissaient d’une autorité d’origine divine, dispensée par leur « pouvoir » et selon leur bon vouloir, par des « privilèges » accordés à leurs sujets.
Bien avant donc l’invention moderne de la démocratie (qui n’était pas encore du tout le propos politique des Réformateurs), l’objet devenu sujet était en quelque sorte reconnu et donc ennobli en sa condition.
Animation
Expérimentation de la confiance en l’autre à travers des jeux.


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4e station : Gare de la Peur


Thème
La peur…mauvaise conseillère ? Mais... est-ce que je peux, ou dois toujours l'éviter ?
Les peurs ont des origines diverses : maladies, échecs scolaires ou sociaux, conflits familiaux ou internationaux, terrorisme aveugle, évolution climatique, catastrophes naturelles, l’immaîtrisable.
J'ai peut-être peur pour moi ? Pour mes enfants ? Pour mes petits-enfants ?
Quelle est ma vraie peur aujourd’hui ? De quoi ai-je réellement peur ? De ne pas être assez protégé ? De ne pas en « faire assez » ? Jamais ? De ne pas maîtriser mon destin ? Pas plus ni mieux que cela ? Donc… de mes limites ? Finalement… n’aurais-je pas davantage peur de moi-même que des défis de la vie ?

A la Réforme, la peur était omniprésente : l’Europe sortait des grandes pestes qui l’avaient décimée et la maladie, la mort, les catastrophes étaient montrées comme les fléaux envoyés par Dieu pour châtier un monde jamais suffisamment pénitent.
Alors, tous tremblaient dans et devant le poids de la religion et celui de l’Eglise.
En humanistes qu’ils étaient, les Réformateurs auront alors rappelé, avant toute autre réalité, l’amour de Dieu pour le monde et les humains, seul capable de rendre le « goût de vivre » et la force de relever la tête pour avancer.
Animation
« Tunnel de la peur » habité des peurs de toujours et de nos propres peurs


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5e station : Gare des Valeurs


Thème
Le beau, le bon… nos valeurs ?... Quelles sont les nôtres ? La fortune ? La réussite ? (sous quelle forme), quel projet « gouverne » notre « cœur » et donc… notre vie ? Et si nous n’en av(i)ons aucun ? Comment faire alors ? Valeurs essentielles, valeurs relatives pour et selon moi ?
Qu’est-ce qui donne de la valeur à quoi que ce soit pour moi ? Suis-je obligé de fonctionner aux critères mondains des évaluations ? Et céder également aux lois du « marché » ?
Aujourd’hui, on ne dit plus : « Pays en voie de développement », ni même « Pays émergents », mais « Marchés émergents » !
Qu’est-ce qui représente MON, MES critères d’évaluation ? Le coût de la matière première ? La valeur ajoutée du travail et le temps qu’on y a passé pour telle production ?
Jésus, lui, accueillait les ouvriers de la onzième heure, dans sa parabole, comme ceux qui était à l’œuvre dès l’aube ! Au risque de choquer son auditoire.

Les Réformateurs, à leur manière, auront commencé d’intégrer cet enseignement en mettant à la disposition de tous, dans le même mouvement gracieux, les moyens de comprendre et d’agir son monde, par l’instruction accessible à tous, la Bible enseignée et distribuée comme le premier ouvrage pour l’apprentissage de la lecture.
Cet accès au savoir – qui donc ultérieurement sera devenu accès au « pouvoir » - faisait table rase des privilèges sociaux ou économiques devant Dieu.
Devant lui déjà – du moins – l’égalité était réalisée, en tout cas proclamée désormais, égalité en dignité et en responsabilité.
Animation
Bourse d’échange de bijoux et de bricelets confectionnés sur place. Bourse d’échange de cartes de l’Eurofoot.


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6e station : Gare du Globe

Thème
Etre solidaires ! Beau slogan ! Je connais mieux le monde, grâce aux media modernes et pourtant… celui-ci se porte-t-il mieux parce que ma prise de conscience de ce qui se passe pour d’autres que moi serait améliorée ? Et si je me sens impuissant à « résoudre les problèmes du monde », dois-je en nourrir un ressentiment contre moi ? Ou contre les autres… qui en seraient cause ?
La foi : un sujet toujours actuel et même touchant au « banal quotidien » : « Aie foi ! Et ça marchera ».. « Y faut y croire et y aller ! », mais s’étendant, comme un défi, jusqu’aux spiritualités les plus « élevées » et puisant à toutes les sources religieuses et philosophiques.

Pour les Réformateurs, la foi seule est garante du salut de l’humanité, parce qu’elle est assurance du salut de l’individu.
Il était tellement évident que les hommes vivaient sous l’empire de la peur… peur de ne point satisfaire, suffire, remplir etc. qu’il devenait d’autant plus urgent de rappeler que le salut ne réclamait pas une perfection préalable atteinte, ni n’indiquait une perfection à atteindre, mais que la foi, première, engendrait et engendrerait cette perfection de façon « nécessaire » (philosophiquement parlant).
Une perfection non pas aux yeux des humains (si problématique d’ailleurs), mais bien au-delà même de l’imaginable, comme Parole libératrice, promettant la capacité d’accueillir ce que Dieu considérait comme « parfait ».
Animation
Spectacles de rue. Cartes à colorier pour enfants du monde.


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7e station : Gare du sens


Thème
La question du sens de la vie, d’un sens à sa vie est-elle pertinente ? Le sens est-il : inventé ? Créé ? Donné ? Imposé ? Nécessaire ? Ma vie n’a-t-elle pas de sens… en elle-même et avant que je ou que d’autres ne cherchent à lui en conférer un ? Le sens provient-il de mon « faire » ? Est-il contenu en mon « être » ? Est-il légitime de distinguer ces deux réalités ou aspects de moi-même ?
Mon monde est-il insensé et me communique-t-il un manque de sens ? Le monde attend-il que JE lui communique un sens ?
Vouloir « sauver sa vie », c’est sans doute pouvoir lui reconnaître un/du sens.
Celui, celle qui ne lui en reconnaît plus est prêt à s’en …défaire !

Pour les Réformateurs, tout était réalisé -selon les Evangiles- et donné.
Rien n’était plus à « gagner » ni à mériter.
Ainsi, la valeur est toujours préalable, primordiale et contenue intrinsèquement en chaque existence, chaque existant.
Mais ce n’était, ce n’est encore là qu’un point de départ, pour bâtir, sur cela une vie personnelle et sociale, individuelle et commune qui reconnaisse la valeur équivalente de chaque « autre semblable ».
Animation
Matchs d’improvisation adultes-enfants.


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Gare TERMINUS : Conclusion de la journée




Thème
Nos vies de gare en gare… toujours et ensemble… en route vers demain !
« Va, lève-toi, il t’appelle ! » Parole que l’aveugle Bartimée a reçue pour lui…

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